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Présidentielles - questions aux candidats et réponses

Le jeudi 19 avril 2007.

Le questionnaire a été envoyé à tous les candidats.

Les réponses (quatre à ce jour) sont publiées par ordre alphabétique.


Bourg-La-Reine, le 28 mars 2007

Madame (ou) Monsieur,

La Conférence des Classes Préparatoires réunit les six associations de professeurs de classes préparatoires aux Grandes Écoles représentatives de plus de 80 % des professeurs, soit plus de 6000 enseignants de toutes les filières, scientifiques, économiques et littéraires.

Plus de 75000 jeunes poursuivent aujourd’hui leurs études en classes préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE).

Le dispositif des classes préparatoires constitue une composante à part entière de l’Enseignement Supérieur et joue un rôle éminent dans la formation initiale de nombreux cadres de notre pays.

Les CPGE apportent plus largement à chaque étudiant, quel que soit son parcours ultérieur, les connaissances et les méthodes indispensables à la réussite de son projet personnel.

L’enseignement en CPGE est assuré par des professeurs agrégés, de plus en plus souvent titulaires d’un doctorat.

La qualité de leur travail, leur forte implication dans l’encadrement des étudiants et leur attachement à la réussite de tous sont largement reconnus et appréciés.

Ces dernières années, les associations de professeurs des CPGE ont mené une action résolue pour intégrer les classes préparatoires dans le système européen d’Enseignement Supérieur, favoriser leur ouverture sociale et accroître leur attractivité (promotion des études scientifiques, augmentation des effectifs dans les différentes filières et élargissement des débouchés des classes littéraires).

À l’occasion de cette élection présidentielle, nos adhérents souhaitent connaître la politique que vous comptez conduire vis-à-vis de l’Enseignement Supérieur, des classes préparatoires aux Grandes Écoles et de leurs professeurs.

C’est pourquoi nous avons l’honneur de vous poser ces deux questions :

1 - Quelle est votre position quant à la place des classes préparatoires aux Grandes Écoles dans le dispositif actuel de l’Enseignement Supérieur ? Envisagez-vous des évolutions de ce dispositif et, si oui, lesquelles ?

2 - Comment envisagez-vous la place des professeurs des classes préparatoires dans l’Enseignement Supérieur et la reconnaissance de la spécificité de leurs fonctions (intégration progressive à un corps des chaires supérieures, élargi et développé, création d’une hors-classe pour les chaires supérieures, autre mesure) ?

Nous serons très heureux de pouvoir porter vos réponses à la connaissance de nos adhérents et, plus largement, de tout public intéressé par le système éducatif.

En vous remerciant, nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de notre plus haute considération.

Pour la Conférence des Classes Préparatoires,

Jean-François Beaux

Président de l’UPA

Contact : Jean-François Beaux

jfg.beaux@wanadoo.fr

Conférence des Classes Préparatoires :

Association des Professeurs des classes préparatoires au Haut Enseignement Commercial (AP-HEC), son président Philippe HEUDRON.

Association des Professeurs de Première et de Lettres Supérieures (APPLS), sa présidente Françoise CARMIGNANI.

Union des Professeurs des classes préparatoires aux grandes écoles Agronomiques, Biologiques, Géologiques et Vétérinaires (UPA), son président Jean-François BEAUX.

Union des Professeurs enseignant les disciplines Littéraires dans les classes préparatoires Scientifiques (UPLS), son président Jean DUCHESNE.

Union des Professeurs de Spéciales (UPS), son président Johan YEBBOU.

Union des Professeurs de Sciences et Techniques Industrielles (UPSTI), son président Jean-Michel SCHMITT.


1) Réponse de François Bayrou

La directrice de campagne

Paris, le 16 avril 2007

Monsieur le Président,

J’ai pris connaissance avec beaucoup d’intérêt de votre courrier attirant l’attention de François Bayrou sur le dispositif des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles et sur la qualité du travail et de l’engagement des professeurs qui y enseignent.

Vous savez à quel point François Bayrou est attaché à la qualité des enseignements dispensés dans les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles et à l’excellence de leurs enseignants. Il souhaite qu’elles continuent à jouer un rôle majeur dans le dispositif d’enseignement supérieur, parallèlement à la filière universitaire.

C’est pourquoi François Bayrou s’engage, s’il est élu, à valoriser la place, l’image et la mission des professeurs enseignant dans ces filières d’excellence, afin de promouvoir leur rôle « d’épanouisseurs de talents » et d’accompagnateurs de la réussite des élèves les meilleurs. Il est par ailleurs convaincu que c’est grâce à la qualité de leur travail et à leur implication dans l’accompagnement de leurs étudiants que la renommée de notre système d’enseignement supérieur dépasse si largement les frontières de notre pays.

En conséquence, il est tout à fait disposé à étudier, avec les instances syndicales de l’Education nationale et la Conférence des Classes Préparatoires, la création de classes préparatoires dans chaque lycée. Cela permettra ainsi de donner un réel accès à tous les élèves aux filières d’excellence.

Je vous remercie d’avoir pris la peine de nous écrire et vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Marielle de Sarnez


2) Réponse de Marie-Georges Buffet

Paris, le 10 avril 2007

Monsieur le Président

J’ai pris connaissance de votre courrier et je vous remercie de m’avoir interpellée au nom de la Conférence des Classes Préparatoires.

Je considère les CPGE comme un élément du système des formations supérieures pour lesquelles je souhaite que chaque niveau associe maintenant dimension fondamentale et dimension professionalisante. Je suis favorable au rapprochement progressif des CPGE et des Etablissement d’Enseignement Supérieur. Je ne conçois pas ce rapprochement comme devant procéder du décret ou de la mesure réglementaire, à cette étape en tout cas. Je souhaite que les meilleures caractéristiques des deux éléments du système de formations supérieures français soient retrouvées à l’issue du processus. Je propose que des étapes significatives soient franchies durant la législature. Pour cela, il faut, préalablement à toute action gouvernementale, réunir pour une réflexion prospective ambitieuse tous les partenaires de ces choix qui engagent l’avenir. L’un des premiers actes sur lesquels je m’engage sera donc de proposer un calendrier et une méthode de travail à ces différents partenaires.

Quant aux questions statutaires, elles devront être examinées en concertations avec les organisations syndicales et les enseignants concernés.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sincères salutations.

Marie-George Buffet.


3) Réponse de Jean-Marie Le Pen

Monsieur le Professeur,

Chargé au Front National de suivre les questions de recherche et enseignement supérieur, c’est avec plaisir que je réponds à votre courrier du 28 mars que m’a transmis Monsieur J. M. LE PEN.

J’ai moi-même suivi les cours de Math. Sup. et Math. Spé. au lycée Montaigne à Bordeaux, en 58-59 et 59-60 pour intégrer à Supaéro, où j’ai été dimlômé en juillet 63. Ma carrière, debutée dans l’industrie spatiale, s’est poursuivie à Supaéro où j’ai été assistant, puis professeur depuis 1969.

1) Dans le dispositif actuel de l’enseignement supérieur, les classes préparatoires jouissent d’un prestige mérité auprès des lycéens, étudiants, comme du grand public.

Les principales qualités qui lui sont reconnues sont :

- excellence du corps professoral, tant par la compétence que par la pédagogie et le dévouement

- grande qualité des élèves, de par le système de sélection et la discipline intellectuelle exigée

- importance des connaissances et qualités intellectuelles acquises au cours des deux (ou trois) années de prépa

- bonne adaptation de la formation prépa. aux programmes et méthodes des grandes écoles intégrées par les étudiants

- caractère professionnel de l’ensemble prépa. - G. E., assurant des débouchés aux diplômés.

Nous ne souhaitons pas que soit modifié ce dispositif dans son principe et ses méthodes. Les contenus des programmes sont, bien entendu, destinés à évoluer, mais progressivement et sans discontinuités importantes.

Je trouve que le nombre des concours, du moins pour les écoles à dominante math.-physique, sont trop nombreux, ce qui rend corrections et oraux lourds, longs et coûteux. On pourrait imaginer, pour ces filières-là, deux ou trois concours seulement avec toutes les matières exigées, chaque école ne retenant que les épreuves la concernant et y attribuant les coefficients de son choix.

2) Nous pensons que les professeurs des Classes Préparatoires doivent, si les intéressés le souhaitent, constituer un corps, comme c’est le cas pour de nombreuses professions de la fonction publique, corps rattaché au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, avec des évolutions de carrière et salaire semblables à celles des universités.

Je reste à votre disposition et vous prie d’accepter, Monsieur le Professeur, mes sincères salutations.

Serge Laroze


4) Réponse de Ségolène Royal

Monsieur le président,

Je tiens à vous remercier de votre courrier.

Vous m’interrogez sur ma position quant à la place des classes préparatoires aux Grandes Ecoles dans le dispositif actuel de l’Enseignement Supérieur. Je tiens à vous informer que j’attache beaucoup d’importance aux grandes écoles et à la place qu’elles occupent dans notre dispositif d’enseignement supérieur.

Regroupant près de 40% des doctorants, un nombre significatif de dépôts de brevet même si les activités de recherche peuvent y être développées, elles constituent un point fort de notre système d’enseignement supérieur national et contribuent à notre notoriété internationale. J’entends donc la conforter tout en travaillant, au sein des PRES, au renforcement des relations entre les universités et les grandes écoles.

Pour ce qui est de la situation de la réforme des classes préparatoires et de la reconnaissance de la spécificité de leur fonction, je crois qu’il est indispensable d’inclure cette question dans la concertation que j’envisage de développer au moment de la loi de programme et d’orientation de l’enseignement supérieur.

Celle-ci, destinée à prévoir sur 5 ans les moyens financiers et les emplois de l’enseignement supérieur, doit être l’occasion d’un renforcement des acteurs qui contribuent à son fonctionnement. Parmi ceux-ci, les professeurs de classes préparatoires ont un rôle spécifique que je reconnais et apprécie.

Je reste à votre disposition en espérant avoir répondu à l’essentiel de vos interrogations.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Ségolène Royal.


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